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Samedi il était au match ASSE-Ajaccio.. Naulleau, l’animateur tacleur verbal  du paf, aime le foot. Et il a été marqué par l'ASSE.

C’était en mars 1976 mais c’est comme si c’était hier. Le quart de finale de la Coupe d’Europe des Club Champions oppose Saint-Etienne à Kiev. Pendant les prolongations, Dominique Rocheteau réussi l’exploit de marquer le but décisif, dans la dernière action. A Garches, dans le salon familial, Eric Naulleau, 16 ans, vit l’événement avec le son du téléviseur baissé au maximum, pour ne pas réveiller la maisonnée. "Quand il a marqué, j’ai eu la sensation de vivre un moment d’histoire dont on allait parler pendant longtemps, explique-t-il, encore ému, 35 ans plus tard. En revoyant ce match chez un ami, j’ai été projeté dans le passé, ça m’a beaucoup troublé." le foot, qu’il commence à 17 ans, va devenir, avec le rock et la littérature, l’une de ses grandes passions. "Etre buteur, c’est être flingueur. Ma tactique était limpide : foncer droit au but! Je n’ai jamais pris de carton pour brutalité mais j’en ai pris un maximum pour contestation de l’arbitre!"

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Les années 70, Rocheteau, Platini... L’époque est propice à enflammer les supporters adolescents : "Alors que l’équipe nationale prenait défaite sur défaite, il y a eu soudain le miracle St-Etienne, spécialiste des retournements de situations, avec des types qui se défoncent sur le terrain. C’était très romanesque, se souvient-il. Quand on voit cela et qu’on a 15 ans, c’est la folie! Et puis, les footeux de l’époque nous ressemblaient, comme Rocheteau et sa dégaine de rocker, ses cheveux mi-longs… On vibrait, il valait vraiment mieux, pour la musique et le rock, avoir 15 ans en 1976 plutôt qu’en 2013!"

Samedi il disait que souvent il était en avance à l'entrainement. Assis sur son sac il attendait ses copains en lisant du Proust.