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Je me souviens comme beaucoup de gens avoir regardé l'émission "C'est mon choix" dans les années 2000 sur France 3 (production  Reservoir Prod Delarue) en  début d'après midi. Je ne pensais pas me retrouver un jour sur les célèbres fauteuils en face de l'animatrice Evelyne Thomas et encore moins contribuer à un nouveau record d'audience.

Avec Gilles Charles dit "Le Stéphanois à la casquette" nous étions l'un des 5 duos invités  à illustrer la fameuse épreuve du relooking avec le  rituel du passage devant le miroir (introduit lors de la saison 2000-2001).  Le psychanalyste Donald Winnicott disait bien que le regard de la mère était le premier miroir dans lequel l’enfant se voit… Il semble que dans notre façon de nous regarder dans le miroir avec telle ou telle tenue, il y ait une quête de ce premier regard sur nous.

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Résolument dans l'air du temps (la mise en avant des anonymes), C'est mon choix mêle à la fois le témoignage et le divertissement avec un seul but : mettre à l'honneur des personnalités fortes et détonantes. Il s'agit d'offrir une tribune positive à celles et ceux qui ne laissent personne indifférent, qui osent parfois et surprennent souvent ! L'objectif est de s'amuser...Evelyne Thomas aide les témoins à expliquer leur choix de vie, elle donne la parole à la fois aux participants et au public.  

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Nos 5 duos, surtout celui de Youri et de son frère ont associé rires et émotions. Les différentes tranches d'âges étaient bien présentes et les personnes à relooker assez toniques. Enfin leur métamorphose assez convaincante comme en témoigne le nouveau costume cravate de Gilles confiant pour charmer Evelyne Thomas.  

 

Pour ma part, étant enseignant en sciences sociales, la question de l'habit en société n'est pas nouvelle, nous l'abordons en cours.

A la question d'Evelyne Thomas sur le "choix" des différents témoins j'ai lancé la phrase "l'habit fait moine". Je voulais dire que pour celui qui le regarde c'est un moyen d'en savoir plus sur l'identité de celui qui porte l'habit. Cela a été coupé au montage de l'émission, mais j'ai cité l'exemple du survêtement d'Aimé Jacquet. Lui l'ancien ouvrier de la Loire devenu sélectionneur de l'équipe de France ne voulait pas porter le costume. Le costard-cravate l'aurait éloigné de ses racines et selon lui l'aurait coupé de ses joueurs sur le terrain. Sur un terrain de sport, il est plus logique de porter une tenue de sport..C'est plus pratique pour donner les consignes...Vous avez sans doute vu ces derniers jours l'entraineur du Real de Madrid Zidane déchirer deux pentalons de costume.  C'est donc la séparation entre col blanc et col bleu que l'on retrouve dans les usines. Gilles lors de l'émissin évoque les valeurs populaire de Saint-Etienne, marqué par une longue tradition industrielle. Gilles a longtemps travaillé dans l'industrie textile cet univers est encore en lui. Mais petit à petit avec son site d'information, son émission de radio sur Loire FM il bascule dans un autre champ social. Et sa seconde peau vestimentaire va sans doute devoir muer...

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Le temps de parole est court dans l'émission qui privilégie plutôt l'émotion et le show..Evelyne me dit plusieurs fois "Monsieur le sociologue" mais plus pour m'identifier à un statut qu'à une réelle fonction dans la dynamique du débat . Avec plus de temps il fallait dire: L’habit fait le moine au sens où le signe suppose une identité entre un vêtement et un statut social.  Le vêtement, par ses différentes composantes, s’identifie à la position sociale de son porteur, qui se trouve identifié par lui. Dans une conception élargie de la communication, le vêtement devient l’un des canaux de la communication non-verbale.  

De plus le vêtement ne se contenterait pas de signifier l’être de celui qui le porte, mais contribuerait à le créer. Le vêtement n’est pas simplement un signe, mais semble comporter aussi une dimension dynamique et active. Cette dimension active du vêtement implique un principe d’honorabilité, qui consiste à paraître ce que l’on est. Donc changer d’apparence modifie l’identité psychologique.

Ainsi « L’habit ne fait pas le moine, mais la bonne conscience » ou, dans sa version latine:  Habitus non fecit monachus, sed professio regularis. L’un des instruments privilégiés de la volonté, pour discipliner le corps, est bien sûr le vêtement, qui permet de se placer dans une position de maîtrise à l’égard de ses apparences. evelynethoma

 

Mais l'expérience restera positive...En effet La Stratégie Du Poulpe c'est l'infiltration de différents contextes et c'est faire preuve d'adaptation. Regardez: j'ai même changé la couleur de peau de mon visage durant l'émission.  Non en fait merci à Gloria la maquilleuse! Bonne route Evelyne et merci à toute l'équipe pour leur accueil...