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mourigaltier

Nous avions eu la chance de le voir avant le match de Manchester contre l'ASSE. Il prenait le soleil sur le parking de l'hôtel du golf.
Dans une récente interview pour France Football, il confirme ce calme...


 «Mourinho l'homme essaye d'être à l'opposé de ce qu'est le manager. Il essaye d'être discret, calme. De trouver le moyen de déconnecter. Je peux rentrer à la maison et ne pas regarder un match de foot, ne pas penser foot. Je peux le faire. Au début de ma carrière, je ne pouvais pas. J'étais branché en permanence, 24 heures sur 24. J'ai dû trouver une forme de maturité. Aujourd'hui, je me sens bien avec ma personnalité d'homme. J'ai mûri, je suis plus apaisé. Une victoire ne représente plus la lune, et une défaite plus un enfer. Et je crois que je suis en mesure de transmettre cette sérénité à ceux qui travaillent avec moi, à mes joueurs. J'ai les mêmes ambitions qu'avant. La même implication, le même professionnalisme. Mais je suis plus dans le contrôle de mes émotions.»


«D'un point de vue psychologique, plus l'empathie est forte dans un groupe, plus la relation entre les joueurs est consistante, et plus vous êtes prêt. Le «jeu de l'esprit», qui consiste à tenter de manœuvrer quelqu'un psychologiquement via les médias, est un moyen de créer un état d'esprit, mais qui est surtout efficace quand vous avez une équipe qui regorge de personnalités et qui est prête à absorber ce genre de discours. A l'Inter, j'étais comme un poisson dans l'eau dans ce domaine. J'avais Materazzi, Cordoba, Ibrahimovic, Milito, Thiago Motta... Des mecs qui étaient prêts à me suivre partout. Après, c'est une autre chose de bosser dans un club où les joueurs n'ont pas le même profil. Alors avant d'aller dans une direction, il faut d'abord comprendre les gens avec qui vous travaillez.»