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Depuis 2009, Carine Galli analyse et décortique l'univers du football à la radio comme à la télé. J'ai pu la croiser incognito avec son joli bonnet à Saint-Etienne avant le match contre le PSG.

  C'est intéressant de voir son rapport au football, un monde souvent vu comme dominé par la vision masculine. Les choses évoluent mais il est vrai le football demeure, en France, un bastion masculin où les jeunes filles et les femmes sont appréhendées comme un groupe social dominé. Carine Galli s'est souvent exprimé sur une passion qui est devenu son job.

"Le sport c'est une passion depuis que je suis toute petite. Mes cousines qui étaient plus âgées que moi m'ont transmis leur passion du foot. Elles m'offraient les maillots, les écharpes, les peluches et petit à petit j'ai embrassé la même passion qu'elles. Finalement je ne voulais pas que cela soit juste qu'une simple passion ; mais plutôt pouvoir être une petite souris dans ce milieu, appendre à le connaitre et à le décrypter. Donc devenir journaliste sportive était la voie la plus évidente à mes yeux."


"Le foot cela me rappelle avant tout mon enfance, parce que j'étais une fan de foot et une téléspectatrice assidue. Et puis c'est un mélange d'émotions, car dans un match de foot il y de tout : des moments d'euphorie quand il y a un but, de la crispation quand il est pas raté ou d'énervement lorsque l'équipe adverse marque. Sans oublier les grandes injustices qui me plaisent et qui font partie de la dramaturgie du football. Par exemple, la main de Thierry Henri qui permet aux Bleus de se qualifier à la Coupe du Monde 2010, mais qui empêche les Irlandais d'y aller. Tout ça constitue une palette de sentiments et de ressentis que l'on peut avoir à travers un simple match de foot. Car finalement il ne s'agit que de 22 joueurs autour d'un ballon. Mais c'est vrai que cela déclenche des réactions dingues chez les gens, en plus de l'ambiance incroyable que l'on peut vivre dans un stade. Par exemple à chaque fois que je vais à Geoffroy Guichard et que j'entends les supporters avec les tifos déployés, je suis bluffée."


 "Ce que j'aime, c'est d'avoir une toute autre vision que dans les tribunes en étant au même niveau des joueurs. Au bord du terrain, on prend vraiment conscience de la vitesse à laquelle va le ballon et la rapidité d'exécution des joueurs dans leurs actions.
 Je suis contre la mise en place des nouvelles technologies comme la vidéo d'arbitrage. Le football est un sport d'humain qui doit être arbitré par des humains. La notion éventuelle d'erreur et d'appréciation humaine fait partie intégrante de ce sport. Heureusement on ne fait pas encore appel à la vidéo en cours de match et je ne veux surtout pas que l'on en arrive à cela."