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Véronique Gallo est sur scène comme à la vie: une femme qui ne se prend pas au sérieux. Elle était ce lundi sur la scène du festival des Arts Burlesques.


4 enfants et 1 Bertrand qui croit toujours bien faire. Des chaussettes qui traînent, des leçons à faire réciter, un rôle de Maman-taxi, des week-ends sans temps mort, des nuits blanches et des matins tête de travers. Voilà le quotidien d’une maman … comme les autres !

Avec une énergie trépidante l'humoriste belge parle d'un sujet de société : la charge mentale, le syndrome des femmes épuisées "d'avoir à penser à tout".

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Même si le partage des tâches semble à peu près équitable dans votre couple, vous avez la sensation de devoir sans cesse vous organiser pour assurer le bon fonctionnement de votre foyer. Ce réflexe porte un nom: la "charge mentale", que la chercheuse Nicole Brais de l'Université Laval de Québec définit comme "ce travail de gestion, d'organisation et de planification qui est à la fois intangible, incontournable et constant, et qui a pour objectifs la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence." Génératrice de stress, cette charge concerne surtout les femmes qui, en plus de leur emploi, s'assurent que la boutique tourne correctement.
Le partage des tâches ménagères reste, encore aujourd'hui, l'une des démonstrations les plus flagrantes des inégalités femmes-hommes dans notre société. Inscrite au sein même des foyers, cette inégalité n'a que très peu diminué au cours des 25 dernières années. Selon l'Insee, en 2010, les femmes prenaient en charge 64% des tâches domestiques et 71% des tâches parentales au sein des foyers. En 1985, ces taux s'élevaient respectivement à 69% et 80%.

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N'oublions pas aussi les charges dites émotionnelles. C'est la fatigue au réveil, l'angoisse de la séparation à l'école quand le petit ne veut pas vous lâcher, le soulagement d'être arrivée à l'heure au boulot, l'appréhension d'un RDV avec votre chef, redouter les devoirs en rentrant à la maison puis, la fatigue et l'épuisement sans arriver à relâcher la pression lorsqu'on se rend compte que le lendemain, il faudra tout recommencer. C'est donc cette incapacité à mettre notre cerveau en mode off.