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Aujourd'hui dans les tentacules de notre blog La Stratégie Du Poulpe une sacrée prise:
Pierre de Villiers, l'ancien chef d'état-major des armées qui publie un ouvrage, Qu'est-ce qu'un chef ? (éd. Fayard). Après avoir critiqué la coupe de 850 millions d'euros du budget de la Défense prévue par Emmanuel Macron et Edouard Philippe, et la remise au pas effectuée par le chef de l'Etat et chef des armées, Pierre de Villiers a présenté sa démission le 19 juillet 2017.....     

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Lors de la dédicace de son livre il m'a confié "Bien aimer Saint-Etienne"...Si la météo avait été meilleure il aurait fait le chemin de la gare de Chateaucreux jusqu'à la librairie à pieds.
Il faut dire que c'est un passionné de foot...cependant son coeur bat plutôt pour les Canaris du FC Nantes.
"Ma carrière, je la dois à mon amour du foot". Dans toutes les garnisons où il a été affecté, dans toutes les missions qu’il a effectuées à l’étranger, il a toujours pris soin d’assouvir sa passion et de la faire partager.

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En 1998, nommé commandant à Mourmelon-le-Grand (Marne), il fait installer une télévision dans son bureau pour pouvoir suivre le parcours de Zidane et consorts lors de la Coupe du monde. "Cela m’a valu une popularité immédiate auprès de la troupe, tout le monde a compris qu’avec moi, on regarderait les matchs." "J'ai réussi ma carrière militaire aussi par le football, et c'est totalement vrai. Parce que ça me donne une proximité immédiate. Parce qu'ils voient dans le chef un chef, mais aussi un homme qui partage une passion avec eux."
C'est un footeux et un "troupier", comme il aime à se définir lui-même. "J’aime le collectif, l’action en commun, s’enthousiasme le général cinq étoiles. Le foot, c’est l’esprit de compétition, la gagne, mais aussi l’apprentissage que l’individu n’est rien sans le groupe. Ce poste de chef d’état-major, je veux l’utiliser pour aller au contact avec les hommes, me rendre sur le terrain aussi souvent que possible pour discuter avec les uns et les autres. C’est mon carburant."

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Dans l’armée, on dit souvent qu’il y a deux types de chef : les "grandes gueules" à la voix tonitruante et les leaders dont le charisme est plus diffus. Pierre de Villiers appartient sans conteste à la seconde catégorie. Cet officier à la carrière linéaire, qui a choisi la cavalerie blindée au sortir de Saint-Cyr, défend mordicus l’idée d’un commandement fondé sur la confiance et l’adhésion, qu’il résume par une formule : "L’obéissance d’amitié." "Un bon chef, explique-t-il, c’est celui qui s’intéresse aux autres et comprend ses subordonnés. Le dialogue précède l’efficacité. On est bien payé en retour : Le dialogue précède l’efficacité. On est bien payé en retour : en opération, un regard du chef suffit parfois pour se faire comprendre."
Avec un côté boy-scout assumé, il refuse le pessimisme ambiant : "Toutes les époques ont leurs difficultés, et les nôtres sont à relativiser. Il y a cent ans, les soldats étaient dans les tranchées, et il y a soixante-dix ans, c’était le débarquement en Normandie. On y arrivera, tous ensemble, comme d’habitude."